15 janvier 2010
Cookies au chocolat blanc, pistaches et abricots secs
Il y a parfois des questions que l'on se pose sans pour autant trouver de réponse.
Cette semaine, je me suis interrogée sur un fait: pourquoi ai-je laissé passer plus de cinq ans avant de refaire cette recette de cookies?
J'ai beau y réfléchir, je ne trouve pas de réponse à cette énigme.
Pourtant, les cookies que l'on obtient d'après cette fameuse recette sont exactement comme je les aime: ni secs et trop sablés, ni chewy et trop moelleux.
Alors pourquoi? Pourquoi cette attente? Pourquoi cette traversée du désert cookiesesque? Pourquoi avoir privé ma vie de ces petits délices?
Mais laissons tomber toutes ces interrogations et entrons dans un monde nouveau: un monde où les cookies ne sont pas aux pépites de chocolat noir, mais où ils sont agrémentés de pépites de chocolat blanc, de pistaches et d'abricots secs.
Plongeons dans un monde de douceur et de gourmandise.
Plongeons dans la boîte en fer qui contient mes cookies et ressortons de là qu'après les avoir tous dévoré!

Cookies aux pépites de chocolat blanc, pistaches et abricots secs
Pour 20 cookies
- 125 g de beurre mou
- 100 g de sucre cassonade
- 1 oeuf
- 180 g de farine
- 1/2 cuillère à café de levure chimique
- 1 bonne cuillère à soupe de pépites de chocolat blanc
- 1 cuillère à soupe de pistaches décortiquées et non salées
- 3 abricots secs
Dans une terrine, mélangez le beurre et la cassonade. Ajoutez l'oeuf, puis fouettez vivement.
Incorporez au mélange précédent la farine et la levure, et mélangez jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Concassez grossièrement les pistaches et détaillez en petits cubes les abricots. Ajoutez-les à la pâte à cookies.
Préchauffez le four à 200° C.
A l'aide d'une cuillère à café, formez des boules de pâte de 4 cm de diamètre environ. Déposez-les sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé (ou beurrée) en les espaçant d'environ 5 cm.
Aplatissez chaque boule de manière à ce qu'elles aient 1 cm d'épaisseur avant de glisser la plaque dans le four.
Laissez cuire vos cookies 10 à 12 minutes ou jusqu'à ce que les bords des biscuits soient dorés.
Sortez la plaque du four et laissez refroidir: les cookies vont se durcir un peu, alors qu'ils sont mous à la sortie du four.

Et si vous appréciez la gastronomie états-unienne, ces recettes sont pour vous:
13 janvier 2010
Cake aux framboises et pralines roses: du rose au milieu d'un décor blanc de neige
Quand les trottoirs sont recouverts de neige et que
le blanc semble avoir envahi le moindre recoin de la ville, une petite
touche de couleur s'impose. Le paysage enneigé qui s'étend sous nos
fenêtres est d'un calme étrange, comme si toute activité avait cessé à
des kilomètres à la ronde. Et la paix que l'on ressent à marcher sur
les chemins vierges de tout passage nous plonge dans un état de
béatitude presque idiot.
Alors pour se sortir de cet engourdissement de la pensée, un peu de rose fera l'affaire. Une couleur pleine de peps et de vitalité. Une couleur qui stimule notre regard et éveille notre curiosité.
On s'arme d'un couteau. On coupe une tranche de cake aux framboises et aux pralines roses. On s'enfonce dans un bon fauteuil. On tire sur ses jambes une couverture douce et chaude.
Et on mord à pleine dent dans cette tranche rose et moelleuse, rose et sucrée, rose et savoureuse, rose mais craquante, rose mais acidulée.
Nos sens sont en éveil. On avale chaque bouchée goulûment. Et on se dit qu'on a eu bien raison: il fallait bien les écouler ces pralines roses. Et puis, un congélateur plein de framboises en hiver, ce n'est pas très pratique.
Cake aux framboises et aux pralines roses
Pour un petit cake
- 120 g de framboises
- 100 g de farine
- 1 cuillère à café de levure chimique
- 50 g de poudre d'amandes
- 2 oeufs
- 100 g de beurre fondu
- 80 g de sucre
- 1 pincée de sel
- 40 g de pralines roses
Dans un bol, mélangez la farine, la levure et la poudre d'amandes.
Dans un saladier, fouettez les oeufs avec le sucre et le sel jusqu'à ce que le mélange soit mousseux. Ajoutez-y la farine aux amandes et le beurre fondu.
Concassez grossièrement les pralines roses avant d'en incorporer délicatement les deux tiers à cette pâte avec deux tiers des framboises.
Préchauffez le four à 200° C.
Versez la pâte dans un moule à cake anti-adhésif, puis répartissez le dernier tiers de framboises et de pralines roses sur le dessus en les enfonçant légèrement dans la pâte à cake.
Enfournez pour 35 à 40 minutes (la pointe d'un couteau enfoncée dans la chair du cake doit ressortir sèche).
Laissez refroidir le cake avant de le démouler sur un plat.
Préparez ce cake plusieurs heures à l'avance: il se coupera plus facilement au moment de la dégustation.

18 octobre 2009
Mousses de pêches... sans viande!
Lorsque l'on est un végétarien perdu dans l'immensité de la cuisine traditionnelle, il est parfois difficile de trouver de quoi satisfaire ses envies.
Entre la quiche à l'oignon (... aux lardons!) et les ravioles aux cèpes (... à la volaille!), le végétarien a bien souvent l'impression d'être la victime de carnivores sournois et traîtres.
Il doit alors jongler entre des cartes de restaurant évasives (ou mensongères) et des serveurs réticents qui ne connaissent bien souvent pas le contenu exacte des plats qu'ils apportent à table.
Ayant relevé le défi de la chasse à la chair animale, le pauvre végétarien affamé se croit en confiance et se congratule d'avoir obtenu du cuisinier un couscous aux légumes ou un croustillant de chou de choucroute.
Mais gare aux plats "végétariens"! Car derrière le couscous aux légumes se cachent les sucs de l'agneau dans lesquels ont cuits les légumes. Et sous la pâte du croustillant se cache un chou cuit à la graisse d'oie.
Accablé par cette réalité hostile et carnassière, le végétarien se sent isolé et a bien l'impression qu'aucun restaurateur ne pense à sa communauté lors de l'élaboration des cartes.
Mais, n'étant pas de nature à se laisser abattre, le végétarien gourmand (et mort de faim) promène ses yeux sur la carte des desserts. Il aurait bien besoin d'une petite douceur pour faire passer le goût de l'agneau... euh, le goût des légumes. Et il ne dirait pas non à un peu de fraîcheur et de légèreté après le gras de la graisse d'oie... euh non, après le gras du croustillant.
Il prendra donc un petit bavarois aux pêches tout simple. Sans mystère. Sans cuisson barbare. Sans sauce alambiquée. Rien qu'un bavarois aux fruits. Parce que c'est l'été et que le végétarien a bien conscience que la saison des pêches est bientôt finie.
Mais, dis-moi, mon petit végétarien, il est fait avec quoi ton bavarois? Hein? Tu crois que sa jolie forme tient comment au milieu de l'assiette?
Aaah, parce que tu crois qu'il connaît l'agar agar le cuistot... Mais non, il ne connaît pas. Lui ce qu'il utilise c'est de la gélatine, de la gélatine animale.

Mousses aux pêches
Pour 16 petites verrines
- 150 g de pêches blanches bien mûres
- 35 g de sucre de canne
- 100 ml de lait
- 60 ml de crème liquide
- 1 g d'agar agar
- 2 blancs d'oeufs
- 2 cuillères à soupe de sucre glace
- coulis de framboises
- 16 sommités de menthe
Nettoyez les pêches, puis pelez-les. Coupez-les en quatre et retirez le noyaux. Placez les quartiers de pêches dans le bol du mixer avec le sucre de canne.
Dans une casserole, faites chauffer le lait avec la crème. Dès que le mélange atteint l'ébullition, ajoutez l'agar agar. Laissez bouillir une minute tout en remuant afin de dissoudre et de bien répartir la poudre gélifiante dans le liquide.
Retirez du feu et ajoutez la purée de pêches. Mélangez bien afin d'obtenir une préparation homogène. Réservez.
Dans un bol, montez les blancs en neige jusqu'à ce qu'ils soient fermes. Ajoutez le sucre glace et fouettez encore quelques secondes pour répartir le sucre dans la masse.
Incorporez délicatement les blancs à la préparation aux pêches jusqu'à obtenir une mousse homogène.
Répartissez le mélange dans les verrines et placez-les au réfrigérateur pendant plusieurs heures.
Au moment de servir les mousses, versez un peu de coulis de framboises dans chaque verrine et décorez avec une sommité de menthe.

Frais
Léger
Fruité
Sans gélatine
Avec de l'agar agar!
10 septembre 2009
Le Gâteau du Marquis de Carabas
Comment une recette portant un tel nom peut-elle être décevante? Oui, c'est bien ce que je me suis dit: le nom est bien trop prometteur pour que ce gâteau soit insipide.
Et puis, c'est une recette créée par Christine Ferber, alors, le résultat ne peut qu'être divin.
Lisez seulement la liste des ingrédients: chocolat, amandes, Pinot Noir, cannelle, cacao.
Tout ça réuni en un seul gâteau?!
Oui, oui, exactement, tout ces bons ingrédients rassemblés pour donner naissance à une explosion de saveurs.
Mais tout en douceur et en finesse. Parce qu'il ne s'agit pas là de vulgarité, de banalité, de médiocrité.
Non! Ici, on a à faire à une véritable merveille où chaque ingrédient a sa place et où chacun des parfums s'accorde parfaitement avec les autres.
Oui, mais, du gâteau au chocolat... de la ganache au chocolat... des copeaux de chocolat...
STOP! Tout ceci est écoeurant, lourd, gras, bourratif!
Mais non voyons, laissez-vous guider par cette pâtissière hors pair.
Et si vous hésitez encore, laissez parler l'enfant qui sommeille en vous. Pourrez-vous résister à l'aventure que vous promettent le Marquis de Carabas et son fidèle Chat botté?

Le gâteau du Marquis de Carabas
Pour 8 personnes
Pour le gâteau:
- 250 g de farine
- 250g de beurre tempéré
- 250 g de sucre semoule
- 150 g d'amandes moulues
- 1 sachet de levure chimique
- 10 cl de Pinot noir
- 10 g de cannelle en poudre
- 10 g de cacao amer
- 150 g de chocolat noir à pâtisser
- 5 oeufs
Pour la ganache:
- 10 cl de crème liquide
- 30 g de beurre
- 2 cl de lait
- 150 g de chocolat noir à pâtisser
Pour la décoration:
- 150 g de chocolat noir
Dans un saladier, mélangez la farine, le cacao, la cannelle et la levure chimique. Ajoutez les amandes moulues.
Dans une terrine, battez le beurre avec le sucre jusqu'à obtenir un mélange onctueux.
Ajoutez au mélange le vin, le chocolat préalablement râpé et le mélange farine-amandes-cannelle-cacao-levure en remuant à l'aide d'une cuillère en bois.
Incorporez les oeufs un à un à l'appareil sans cessez de remuer.
Préchauffez le four à 180° C et beurrez et farinez votre moule à gâteau.
Versez-y la pâte et enfournez pour une heure. Vérifiez la cuisson en piquant une pointe de couteau au coeur du gâteau: elle doit ressortir sèche.
Laissez refroidir le gâteau avant de le démoulez sur une grille.
Préparez la ganache en commençant par râper finement la chocolat dans un saladier. Dans une casserole, portez à ébullition la crème et le lait avant de versez ce mélange sur le chocolat râpé. Mélangez délicatement. Finissez par incorporer le beurre coupé en petits morceaux.
Laissez refroidir la ganache avant de la couler sur le gâteau bien frais (si le gâteau est encore chaud, la ganache deviendra liquide et elle ne se figera pas). Laissez prendre quelques instants.
Réalisez la décoration avec les 150 g de chocolat restant: réalisez des copeaux à l'aide d'un économe. Pour qu'ils soient beaux et assez grands, ne laissez pas le chocolat se réchauffer.
Servez le gâteau du Marquis de Carabas sans attendre ou entreposez-le au frais avant de vous en délecter!

N'hésitez pas à vous plonger dans le livre La Cuisine des Fées, vous y trouverez la recette du Blanc-manger de l'ogre ou encore celle des Jalousies de la Reine!
02 septembre 2009
Petites Brioches à la Cannelle pour Rentrée en Douceur
On l'attendait, on l'a redoutait, elle est arrivée : la rentrée. Et quoi de meilleur pour faire passer la pillule que de confectionner des viennoiseries comme des brioches roulées à la cannelle !
De l'autre côté de l'Atlantique, on appelle ces brioches "cinnamon buns" ou "cinnamon rolls" pour leur jolie forme en escargot et leur délicieux goût de cannelle. Elles m'ont appelée, tendu les bras et fait de l'oeil pendant toute mon année d'études aux Etats-Unis et bizarrement je n'en ai jamais achetées. Hier est enfin venue l'heure de la revanche et avec elle un véritable bonheur pour les papilles !
Je me suis inspirée de la recette de Framboiz publiée dans "Petit Guide d'Initiation à la Cuisine US" paru aux Editions Fana.
Ingrédients pour 12 "buns" :
Pour la pâte :
- 500 g de farine
- 1 sachet de levure de boulanger
- 60g et une cuillère à café de sucre
- 125 ml de lait tiède
- 40 g de beurre
- 1 oeuf
- sel
Pour la garniture :
- 55 g de beurre
- 75 g de vergoise
- 75 g de sucre en poudre
- 2 cuillères à soupe de cannelle
Pour le glaçage :
- 40 g de beurre fondu
- 150 g de sucre glace
- 1 cuillère à café d'extrait de vanille
Versez la levure dans un petit verre. Ajoutez progressivement 125 ml d'eau tiède (ni chaude, ni froide pour ne pas "tuer" les levures) puis la cuillère à soupe de sucre. Laissez reposer 20 minutes (pas plus longtemps au risque d'avoir des surprises...)
Dans un saladier mélangez le beurre en pommade, le reste de sucre, le lait tiède, l'oeuf et une pincée de sel. Ajoutez la levure puis la farine en plusieurs fois. Formez une boule de pâte et travailler-la sur un plan fariné pendant quelques minutes. Remettez la pâte dans le saladier, couvrez d'un linge humide et laissez reposer pendant 1h30, si possible dans un endroit chaud, moi je n'ai pas trouvé mieux que ma véranda chauffée par le soleil !
Quand la pâte à doublé de volume, étalez-la sur une surface farinée jusqu'à obtenir un rectangle de 40 sur 25 cm. Badigeonnez-la de beurre fondu et recouvrez-la du mélange de sucre blanc, vergoise et cannelle.
Roulez la pâte dans le sens de la longueure et colmatez les extrémités du rouleau en pinçant la pâte avec vos doigts (préalablement trempés dans de l'eau tiède). Coupez le rouleau en douze rondelles et disposez ces rondelles couchées sur une plaque allant au four; en prenant bien soin de laisser de l'espace entre chaque brioche. Laissez-les encore monter 1/2 h puis enfournez-les pour 30 minutes à 175°C.
Sortez les brioches du four et laissez-les refroidir. Ensuite préparez le glaçage en mélangeant dans un bol le beurre fondu, le sucre glace et l'extrait de vanille. Répartissez le glaçage sur les brioches, laissez sêcher puis dégustez ! Elles sont excellentes au petit déjeuner et au goûter accompagnées de thé, de café ou de chocolat chaud !
17 juillet 2009
Le mélange des saveurs
Ce qu'il y a de beau en cuisine, c'est le métissage. On peut retrouver une tortilla espagnole sur la même table qu'une tarte flambée, et un tiramisu peut tout à fait succéder à une assiette de club-sandwichs.
On a alors un mélange de saveurs digne du melting pot
américain et, à travers ces saveurs, se sont des cultures entières qui
se rejoignent.
En fait, il n'y a pas vraiment de règle. L'essentiel est de se faire plaisir et de laisser parler son imagination. Bien sur, certains accords sont risqués, mais si vous y mettez un peu de bon sens, les mariages les plus inattendus peuvent se révéler délicieux.
Marier les cultures, les plats ou les ingrédients est la réponse à notre identité car chacun puise dans ses influences pour créer la cuisine qui lui correspond.
Ainsi, la recette d'aujourd'hui s'inscrit tout à fait dans le métissage culinaire car elle unit dans une même assiette la Provence et la Franche-Comté. Et oui, ici, les tomates et le basilic côtoient la cancoillotte. Mais ce n'est pas pour nous déplaire: c'est un mariage tout en subtilité et une recette haute en couleur qui ressortent de cette alliance.
Et ne soyez pas rebuté par la cancoillotte, on en trouve de très bonnes dans les supermarchés.
Tarte à la tomate et mesclun à la cancoillotte
Pour 6 personnes
- 1 rond de pâte feuilletée
- 8 tomates
- moutarde
- 1 dizaine de feuilles de basilic ou d'origan
- sel, poivre et sucre
- 6 poignées de mesclun
- 1 cuillère à soupe de cancoillotte
- 200 g de fèves écossées
- huile d'olive et de colza
- vinaigre balsamique
Placez le rond de pâte feuilletée sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé. Badigeonner le disque de moutarde et répartissez les feuilles de basilic.
Détailler les tomates en tranches de 5 mm d'épaisseur et placez-les sur une grille. Assaisonnez de sel, de poivre et de sucre, puis laissez dégorger une trentaine de minutes.
Pendant ce temps, faites cuire les fèves dans de l'eau bouillante salée. Egouttez et laissez refroidir.
Préchauffez le four à 180° C.
Une fois dégorgées, disposer les rondelles de tomates en rosace sur le disque de pâte feuilletée en les faisant se chevaucher un peu. Arrosez d'un filet d'huile d'olive et enfournez pour 30 minutes.
Dans un bol, mélangez les fèves avec de l'huile d'olive et du vinaigre. Salez. Dans un saladier, déposez le mesclun rincé et égoutté, et mélangez-le délicatement avec la cancoillotte et un peu d'huile récupéré dans le mélange précédent.
Une fois la tarte cuite, sortez-la du four et découpez la en 6 parts. Placez chaque part dans une assiette et répartissez le mesclun par-dessus. Finissez en garnissant de fèves.
Servez sans attendre et savourez ce mélange de cultures!

Oui oui, il y a bien une bonne part de tarte sous ce monticule de mesclun.







